• Les effets de la plongée sur le corps

    J'ai trouvé ce texte sur la plongée. Je sais c'est pas du parapente mais je l'ai trouvé intéressant et ... poétique quelque part... En tout cas il m'a marqué. Alors je le partage. On peut peut-être faire aussi un lien avec nos battements cardiaques quand on est en l'air... !

    Les effets de la plongée sur le corps

    La prochaine fois que vous irez à la plage ou à l’eau, votre corps subira une profonde transformation. Ce changement physique est bel et bien réel : c'est le résultat de millions d’année d’évolution chez l’homme, la réminiscence de gènes que nous partageons avec les animaux marins.

    Vous vous allongez sur le sable, la peau chauffée par le soleil. Vous avez chaud et décidez d'aller nager dans l’océan. Au moment où votre visage rentre en contact avec l’eau, la métamorphose commence. Le sang dans vos mains et vos pieds va remonter, votre battement cardiaque se réduire de 25% par rapport à la normale et votre esprit entrer dans un état de méditation. Si vous choisissez de plonger, cette transformation sera plus profonde encore.

    Les scientifiques appellent cela le réflexe d’immersion ou « Master Switch of Life », littéralement « l’interrupteur principal de vie », une ultime défense contre l’asphyxie. Ce phénomène comprend non pas un mais plusieurs réflexes qui touchent le cerveau, les poumons et le cœur permettant ainsi de supporter la pression de l’eau et le manque d’oxygène. Une pression équivalente sur Terre nous tuerait, mais pas dans l’océan.

    Les apnéistes connaissent ce phénomène mieux que quiconque.  Ces dix dernières années ils ont utilisé ces mêmes réflexes pour atteindre des profondeurs inimaginables. Dans les années 50, les scientifiques jugeaient que la profondeur maximale à laquelle un homme pourrait survivre était de 30 mètres. Un peu plus profond, et les poumons s’effondreraient sur eux-mêmes. Depuis les plongeurs sont allés jusqu’à 200 mètres. En compétition ils atteignent régulièrement les 90 mètres. Après une heure ou deux d’entraînement, beaucoup de débutants peuvent aller jusqu’à 20 mètres. Ces plongeurs n’ont pas de recette magique, notre corps gère tout seul.

    Voici ce qu’il se passe lorsqu’on plonge en profondeur.

    Dans les 9 premiers mètres sous l’eau, les poumons remplis d’air poussent le corps vers la surface, obligeant à nager pour aller plus profond. La pression sur le corps double à partir de 10 mètres. A cette profondeur l’air compressé va réduire la taille des poumons de moitié. Si l’on continue plus loin, à environ 12-13 mètres on entre dans une zone sans gravité que les apnéistes appellent « doorway to the deep », le « seuil des profondeurs ». A ce stade, l’océan ne vous attire plus vers la surface mais vers les profondeurs. Si vous placez vos bras le long de votre corps, relaxé, vous pouvez continuer votre descente sans effort.

    A 30 mètres, la pression triple. Les réflexes d’immersion sont intenses. Le cœur bat encore plus lentement pour aider le corps à conserver son oxygène. Le rythme cardiaque des apnéistes qui atteignent ce stade peut réduire de moitié. Certains plongeurs ont enregistré un rythme cardiaque à 14 battements par minutes, un tiers du rythme des personnes plongées dans le coma ! (Le rythme moyen chez une personne se situe entre 60 et 100 battements à la minute). Selon les physiologistes, un cœur qui bat si lentement ne peut supporter un éveil conscient. Et pourtant, dans les profondeurs de l’océan, ce phénomène est rendu possible.

    A 90 mètres, les parois des organes et des vaisseaux, fonctionnant comme des valves de pressurisation, permettent la libre circulation du sang et de l’eau dans la cage thoracique. La poitrine voit sa taille réduite de moitié. Durant une plongée en 1996, la poitrine du cubain Francisco Ferreras-Rodriguez est passée de 127 centimètres de circonférence à l’air libre, à 50 centimètres une fois les 132 mètres de profondeur atteints.

    Une fois la remontée entamée, les phénomènes s’inversent lentement : le rythme cardiaque augmente, le sang qui circulait dans la cage thoracique repasse maintenant dans les veines, les artères et les organes, les poumons se regonflent … On devient un animal terrestre à nouveau.

    Lorsque le plongeur descend par ses propres moyens, en apnée, les dangers de la décompression sont inexistants ou presque. La toxicité de l’oxygène et autres éléments sont les résultats des techniques modernes. Il n’existe pas de paliers de décompression pour les apnéistes, ils peuvent descendre ou remonter au rythme qu’ils le souhaitent et rester en « bonne santé ».

    Nous sommes des enfants de l’océan. Chacun de nous débute sa vie en flottant dans un fluide amniotique qui possède 99% de similarités chimiques avec l’eau de mer. Un enfant placé sous l’eau fera naturellement la brasse et pourra retenir sa respiration pendant environ 40 secondes, plus longtemps que beaucoup d’adultes. Nous perdons cette habilité en apprenant à marcher.

    Les dauphins, baleines, phoques et autres mammifères marins partagent ces réflexes d’immersion, et l’utilisent pour atteindre des profondeurs phénoménales. Les cachalots par exemple peuvent plonger jusqu’à 2 750 mètres durant 1h30 ! Les phoques pourront retenir leur respiration pendant près d’une heure et plonger jusqu’à 700 mètres. Les scientifiques ont montré que ces animaux gagnent en oxygène plus ils plongent longtemps et profondément, un processus impossible en théorie.

    Les anciennes cultures connaissaient tout de ces réflexes et les employaient pour pêcher des perles, du corail ou des poissons. Aujourd’hui le record d’apnée dépasse les 12 minutes. A ce rythme, le record pourrait bientôt passer à 15 minutes.

    Mais vous n’avez pas besoin de plonger à 100 mètres ou de retenir votre respiration pendant 10 minutes pour sentir la connexion à l’océan. Il faut simplement se mettre à l’eau quelques minutes : le corps se relaxe, le cœur ralentit et le stress se dissipe. L’océan nous transforme

      

    « St Hilaire en MarsRéunion Cross le vendredi 10 avril à 19h45, salle Fontanarosa à la Cadière d'Azur évidemment ! »

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