• Voler en B

    Je vous fais partager le forum de "au gré de l'air" et leurs réflexions...

    Soyons sages et responsables !

     

     

    Salut,
    J'ai eu à mes débuts une oméga 4 , voile de compétition à l'époque, qui avait 8 de finesse. Je volais dans le Cantal, je n'ai pas eu de soucis. Tant mieux mais profitons du progrès pour gagner à la fois en sécurité et en performance. Je vole aujourd'hui avec une Swift , EN B, qui a 10 de finesse !

    Je suis totalement en confiance, et j'ai progressé dans ma pratique. Je n'hésite plus à accélérer et piloter aux C, même sur de bonnes abattées (pour le roulis j'ai des progrès à faire). Je suis plus détendu, mon esprit est plus disponible pour le choix de route, de nuage , ou simplement pour admirer le paysage.
    C'est peut-être même pour ça que maintenant j'arrive à pisser, le sphincter moins tendu :)

    La voile est très facile au décollage même par vent fort.

    Et franchement pour voler dans les Alpes du Sud c'est largement suffisant. Si on ne fait pas de compèt et si on n'essaie pas de gagner la CFD, on peut crosser avec plaisir et plus! Et même dans le Cantal pour crosser vent de cul , c'est de la balle!
    En plus c'est moins cher et ça se revend mieux.

    J'espère aussi profiter de ce confort de vol pour me familiariser avec la haute-montagne qui est pour moi comme un ogre hostile. Genre survoler les 3 évéchés. Puis ...

    Et puis il faut aussi que j'améliore ma vitesse moyenne en optimisant le temps passé à enrouler. Quoique je kiffe trop enrouler: je suis un oiseau, c'est magique, et le paysage défile à 360°. @Bruno: faudra me réexpliquer comment enrouler aux C, j'arrive pas à gérer l'extérieur.

    Et quand je serai enfin bon, mais déjà vieux, peut être que j'achèterai une A!
     
    Olivier Rodde

     

    Merci de partager tes reflexions Olivier.

    Ci dessous un post que j'ai ecrit l'annee derniere sur le forum d'ESI, ca parle un peu de la meme chose...

    Hiver 2002

    J'ai terminé ma coopé depuis peu, on décide de partir une semaine au ski à Barcelonnette avec mon frèro.
    A qqes jours de partir, on a un gros pb: y'a pas de neige, que faire ?

    Depuis gosses on a toujours été émerveillé par les parapentes. La première école qu'on appel à Albens à un créneau de dispo pour la semaine, feu.

    2004

    Depuis notre stage on a choppé le virus et j'ai déménagé sur Nice, je suis au club "au gré de l'air".
    Dans ce club, il y a un certain Luc Armant, déjà très bon, ses vols nous font rêver.
    Luc est un excellent pilote mais aussi qq'un de très sympa qui aime faire partager sa passion.

    Mais je ne pas l'impression que les cross me seront accessibles un jour, l'apprentissage est long:
    - les premiers thermiques un peu turbulents,
    - la premiers gros gains d'altitude (au début c'est sympa mais après j'ai vite envie de trouver un coin où ça descend),
    - les premières vaches,
    - la découverte de nouveaux sites: Lachens, Bleine, Saint André, ...

    2005

    Super ambiance dans le club avec Luc, JP, Romu, Alain, Olivier, Bruno, Nicolas, Thierry, Pierre, Butcher et tous les autres.
    Je prends beaucoup de plaisir dans ma progression, j'apprends énormément de chose à chaque vol, c'est les premiers cross.

    fin septembre 2014 (Je prends des raccourcis sinon ce serait vraiment très long)

    On est de retour sur Grenoble depuis fin 2010.
    Je fais toujours du parapente, j'enchaîne les saisons avec plus ou moins de réussite.
    A cette époque là la "réussite" pour moi se mesurait surtout en points CFD, je volais mais sans trop de motivations.

    Fin septembre je décide d'aller découvrir un autre site le Jas d'Auris, c'est paumé je serai tranquille pour me faire un petit vol d'automne.
    Je suis impressionné par le nb de pilotes à l'atterro. Des gens très sympa avec qui on s'organise une navette.
    Je décolle en premier (comme souvent), ça tient bien et c'est parti pour quelques heures en l'air dans une aérologie sympa.
    De plus en plus de voiles en l'air, on doit finalement être en 20 et 30, je ne m'attendais pas à ça !

    Je crois que c'est à ce moment là que Léo m'a contacté pour me vanter les mérites d'ESI.

    Début octobre, je rejoins la troupe à Entraigues pour un vol du Colombier.
    L'ambiance est très sympa, on se fait une jolie ballade et on termine la soirée à boire des canons dans un bar à La Mure, l'ambiance me plaît bien !

    printemps 2015

    Cette saison je suis disponible, ça veut dire que j'ai du temps mais surtout que je suis disponible mentalement pour faire des beaux vols,
    sans être pollué par le boulot ou autre en l'air.

    Pour mon deuxième vol, je fais un triangle Bastille - Dent du Chat - Brame-Farine.
    J'en rêvais depuis longtemps et le plaisir est intense dans la dernière glissade vers Lumbin.

    Ensuite on enchaîne quelques cross supers sympas avec les furieux d'ESI que j'apprends à connaître: Léo, Chien, Skwal, Gros stof, Tof prez, Fayard, Yo, Laurent, Jacquouille, ...
    (Je suis un peu perdu avec tous ces surnoms au début).
    Les vols sont sympas et l'organisation est au top, y'a toujours qq'un pour faire la nav, ramener la voiture et comme dans Astérix, ça se termine toujours dans un bar à la fin !

    Je crois que je n'avais pas pris autant de plaisir en vol depuis longtemps, la motivation est au sommet.
    S'il m'arrive de poser trop tôt (à Chamrousse en arrivant des Richards ou au pied des 2 soeurs au départ de Prélenfrey), je me dépêche de remonter sur un déco pour re-décoller.
    J'ai la chance de bosser seulement 4 jours par semaine, je veux profiter à mon de ma journée libre.

    25 juin 2015

    On décolle du Moucherotte avec Yo pour un joli vol.

    Au déco le vent est de face. C'est très bien pour le déco qui est exigu et raide mais ça veut dire qu'on fera le début du vol sous le vent.
    On arrive à rester au niveau des crêtes et comme attendu, le passage des venturis du col de l'Arc puis du col Vert sont très désagréable,
    l'ouest rentre et on se fait décaler / brasser. J'hésite à prendre la radio pour dire à Yo qu'on est pas super bien placé mais bon il ne dit
    rien donc on continue, je serre les fesses. Je pense que tout seul je serai aller poser.

    Après les 2 soeurs, on monte finalement au nuage. L'influence de l'ouest n'est plus gênante, on s'amuse avec les nuages, retour du plaisir.

    On finira le vol au pied du Queyrel. Forcément un peu déçu mais le vol était grandiose.

    En rentrant le soir, je regarde le live tracking. Seb Fiastre a décollé du St François Longchamp et s'est fait posé sous le pas de la Coche.
    Zoom sur la trace, il a bien posé dans l'herbe sous le col, il a juste du se faire piéger par la brise.

    Le lendemain matin, je fais un petit tour sur la liste de diffusion de la ZIRST de Meylan. Qq'un a posté un article du dauphiné: un parapentiste
    de 45 ans parti du col de la Madelaine a impacté au dessus du Rivier d'Allemond. Je fais tout de suite le rapprochement avec la trace de Seb
    que j'ai vu la veille au soir. J'avais connu Seb en début de saison avec Laurent lors d'un vol au col de Tamié. Je n'ai pas le numéro de Seb alors
    j'appel à droite à gauche pour essayer d'avoir des infos, c'est bien lui.

    Je passe le voir l'aprem au CHU, il a souffert et souffre encore, le bassin en plusieurs morceux mais il a le moral, content d'être vivant.

    Ce vendredi soir, on descendait à Nice avec Carine. Je crois que je n'ai pas du décrocher un seul mot du trajet. Je condusais en mode pilote auto,
    absorbé dans mes pensées. Dans ma tête je faisais l'inventaire de tous les potes qui ont cartonnés, la liste est impressionnante. J'avais les yeux
    humides. J'étais au bord d'exploser en larmes pendant tout le trajet. Je cherchais tout se que je pouvais faire pour que Seb soit le dernier de mes
    potes que j'aille voire à l'hopital.

    Puis vers la fin du trajet j'ai trouvé un début de solution: depuis plusieurs années je parle de passer sous une voile B. La différence de perf est
    négligeable et la marge de sécurité est plus importante. Même si cette idée me trottait dans la tête depuis plusieurs années, j'avais toujours du
    mal à concrétiser. Surtout cette saison, je volais bien, je me disais que peut-être ma prochaine voile serait encore un C.

    Du coup c'était décider, je contacterai Luc pour qu'il me prête une Rush ou une Swift. Chose faite le samedi matin, Luc avait une Rush4 à me prêter.

    Retour en 2006

    J'ai commencé à crosser en 2005 avec des vols de ~100kms.

    Je n'était plus un piou-piou, je rentrais dans la cour des grands.

    Comme Luc volait déjà très bien depuis plusieurs années, je lui ai demandé s'il pensait que j'avais le niveau pour passer sous une C.
    Je m'attendais à une réponse oui / non. Sa réponse a été plus subtile, il m'a dit qu'il ne connaissait pas mon niveau ni mes envies et que
    c'était à moi de décider en sachant qu'une C serait plus exigeante.

    En tout cas ce n'était pas un "non", donc j'ai acheté une Sigma 6. Pour moi c'était un peu une consécration, je devenais vraiment un pilote de cross !

    Les années suivantes il m'a toujours fallu du temps pour me faire à la S6 en début de saison. Ça bougeait un peu trop.
    Et puis je m'y suis fait. Avec le recul je pense que j'ai changé de voile trop tôt.

    juin / juillet 2015 - essai de la Rush 4

    J'ai de la chance, la semaine s'annonce très bonne pour essayer la Rush. Le mardi s'annonce spécialement fumant.

    Du coup je pars pour un petit vol à Saint Hilaire le lundi, histoire de prendre un peu la voile en main et de régler l’accélérateur pour le lendemain.
    Je pensais voler une petite heure... Finalement je trouve la voile super sympa et j'ai pas envie d'aller poser, je finis à Chignin.

    Mardi, je pars du Moucherotte pour essayer de boucler le triangle par le sud. Le début de vol est laborieux, je me refais deux fois à la Ferrière.
    Je me sens super bien sous la voile, mieux que sous mon Aspen 4.

    Vendredi, je pars découvrir le col des Faïsses. J'ai la chance de sortir assez tôt pour partir vers le sud alors un banc de cirrus arrive. Il donnera qqes gouttes de pluie vers le Pic de Burre,
    domage, j'aurais bien continué encore.

    Je devais rendre la voile à la fin de cette semaine mais je négocie une prolongation avec Luc, je dois passer quelques jours avec José à Saint André la semaine suivante.

    Je reste lundi et mardi à Saint André. On fait 2 beaux vols avec José.

    J'ai bien pris le temps d'essayer cette Rush 4 et ce sera surement ma prochaine voile (en fin se sera surement la 5 d'ici min retour).
    - Le virage est plus agréable que sur mon Aspen 4 (enfin ça doit dépendre des voiles, les C modernes ont surement un virage aussi sympa).
    - Au niveau des performances, je n'ai pas jugé de différences. A priori la différence n'est pas très grande (dans un sens ou dans l'autre d'ailleurs). A mon avis, si différence de perf il y a, ce n'est pas important: dans TOUS les vols où j'ai posé trop tôt, la voile n'était pas en faute. C'est plutôt que j'avais pris une mauvaise trajectoire ou alors que j'avais négligé de faire le plaf avant de partir en transition.
    - J'ai pris plus de plaisir à voler avec la Rush que je n'ai de plaisir à voler avec mon Aspen et ça vaut toutes les différences de performance. Je m'en suis rendu compte quand j'ai commencé à voler sous la Rush mais surtout quand j'ai repris l'Aspen.

    Peut-être un petit bémol à voler sous une voile plus "facile": il ne faut pas se croire invincible et se mettre dans des conditions trop fortes (trop de vent, sous le vent, ...). Perso je commence à avoir qqes années d'expérience et je pense que je ne tomberai pas dans ce piège mais il faut quand même en avoir conscience.

    Bon je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, les qqes messages que j'aimerai qu'il reste de ce post:
    - J'ai vraiment passé une super saison avec vous, merci pour ces moments (et ces bières) partagés,
    - Pour les jeunes pilotes: ne vous précipitez pas pour passer sous une voile C. Il est possible de faire 200 bornes sous une B aujourd'hui et à mon avis une C est inutile (ou parfois néfaste pour la progression) avant d'avoir voler plusieurs fois 150+ kms et d'utiliser régulièrement l'accélérateur,
    - Pour tous les pilotes: il faut garder en tête que le plus important c'est le plaisir du vol. Les points CFD c'est bien mais c'est secondaire. J'ai pris beaucoup de plaisir cette saison à découvrir de nouveaux déco et de nouveaux parcours (et j'espère bien pouvoir faire ce fichu triangle depuis le Moucherotte à mon retour).


     

    Victor Behet

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 31 Août 2016 à 20:23

    j'ai fait plusieurs vols dans les alpes du sud cet été en compagnie d'une Swift4. Et bien ça confirme mon impression, ça vole mieux que ma Delta2 ! ! Ou alors le pilote est excellent...

     

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