• secours en parapente

    J'y pense et puis j'oublie... D'après une réflexion sur instagram du groupe voltige 06... Pour ceux qui n'ont pas facebook...

    En fait j'y pense souvent et de plus en plus en voyant les vidéos de secours tirés et qui finissent mal...

    Exemples :

     

    Une fois passé tous les problèmes de mauvais pliages, de mauvaise installation dans la sellette, d'inadéquation sellette/secours, etc.

    Le souci c'est le lancé de secours dans le cône de suspentage... On voit plein de vidéos ou le secours finit dans le cône de suspentage. Heureusement souvent ce sont des pilotes acro qui ont 2 secours. Mais souvent aussi le second secours finit également dans le cône de suspentage...

    Pourtant à la vue des images, le lancé du secours parait ok. Le pilote lance son pod avec énergie, le plus loin possible. Mais comme il est en autorotation twisté la voile et son cône rattrape le secours avant que celui-ci ait écopé !

    En théorie il faut jeter son pod énergiquement avec un max de vitesse, d'un mouvement ample, dans la direction de l'horizon, légèrement au dessus. Si on est en autorotation à droite, la voile est à gauche du pilote et dans l'idéal il faut jeter le secours à gauche derrière la voile, pour que le secours ait le max de temps pour écoper avant que la voile et son suspentage ne le rattrapent....

    Or dans la vraie vie du crossman, en plus du stress qui rend l'analyse de situation délicate, les secours sont montés d'un seul coté. Souvent à droite. Donc le choix du coté du lancé n'en est plus un...

    Certaines sellettes de compétition (type exoceat) ont d'ailleurs deux poches de secours, une de chaque coté...

    Mais le crossman commun qui vole en cross n'en a qu'une, quasiment systématiquement à droite.

    Ne croyez pas résoudre le problème avec un ventral, s'il est relié aux épaules car dans ce cas la sangle qui relie le secours à la sellette passe sur un coté, le droit le plus souvent... Mais peut être est-il possible de lancer le secours en ventral sur la gauche même si la sangle de liaison passe à droite ? On peut se faire rappé un peu la gueule, mais y a des chances que ça marche...

    Sinon un ventral monté aux maillons. Dans ce cas le choix du coté est complètement libre.

    Pour ce qui est du Rogallo, voilà une vidéo qui montre que si le Rogallo finit dans le cône de suspentage, il ne s'ouvrira pas. Par contre un carré ou mieux un rond a plus de chance d'écoper un peu et donc de finir par s'ouvrir et sauver la vie du pilote...

     Et du coup moi qui me croyais tranquille avec un Rogallo et des maillons largables j'ai un gros doute... En cas de twists, et du Rogallo dans le cône les maillons larguables sont- ils une bonne chose ou une mauvaise.... Ca dépend de comment le secours pourra écoper une fois la voile déconnectée d'un coté. Mais si le secours est bien pris et qu'il n'écope pas du tout, c'est la chute libre pour de bon avec aucune chance de s'en tirer...

    Bref aucune certitude, aucune solution miracle, sauf 2 secours ou un secours ventral connecté aux maillons couplé à une bonne analyse avant le lancé fatidique pour maximiser les chances...

    Et si on avait un extracteur pyrotechnique comme avant ? pour permettre de jeter le secours loin et vite  ?

     

    Je ne parle pas du cas du système base, qui en cross me parait peu adapté car souvent nous sommes peu haut; près des pentes en montagne.Et en plaine de toute façon il est interdit de larguer sa voile en France...

     

    Bref de quoi débattre encore... J'aimerais bien avoir l'avis des spécialistes...

    Flo Grafoulière préconise, à part le système base + deux ronds pour l'acro, car faciles à plier et max de chance d'écopage, et en cross que des ronds...

     

     

     

     

    « Le Cuges du vendrediSamedi,Signes et Cube, coups de poker . »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 18 Mai à 13:24

    Vu le poids des sacs, il me parait illusoire d'emporter 2 secours en cross... Sauf compets ou récup assurée...

    Là je me dis qu'une bonne solution serait finalement un Rogalo en ventral, relié aux maillons. Du coup ça permet de choisir le coté du lancé, pour éviter au max que le secours ne se prenne dans le cône de suspentage, ça permet aussi de dé-twister le Rogallo après ouverture plus facilement que s'il est monté aux épaules ? Et donc ensuite de pouvoir le piloter. Par contre ça interdit les maillons largables ! Ou alors faut des largables liés à la voile + des fixes liés au secours. Mais les sellettes actuelles ne sont pas conçues dans ce sens. Les sangles d'accroche ne permettent de ne passer qu'un seul mousqueton...

    Des avis ?

    2
    nico
    Vendredi 18 Mai à 14:55

    Hello, super pour le partage. Juste une précision sur la seconde vidéo : il s'agit d'un acroman (Simon Winkler, allemand) qui a du pourtant - malgré sa mésaventure visible ici - bien réfléchir à tous ces problèmes, et qui je l'imagine doit être dans une vraie démarche sécuritaire (il apporte sa contribution au DHV ou équivalent de notre FFVL pour son pays, en plus d'être un acro "pro"). Donc ça arrive même aux cordonniers...

    3
    Vendredi 18 Mai à 17:50

    Pendant l'apprentissage en delta, des essais étaient faits pour aider les pilotes et il était bien précisé qu'après avoir tiré le secours, il fallait "REGARDER" pour trouver un coin de ciel bleu, afin d'y jeter le pépin...sur la plupart des vidéos on peut voir que le pilote attrape le secours et le jette de suite, et il termine souvent dans le suspentage de l'aile. Attrapez le, REGARDEZ où vous pouvez le lancer et lancez le...

    4
    ksuxcle
    Vendredi 18 Mai à 18:09

    Non Gérard dans ces vidéos effectivement on a l'impression que les pilotes jettent n'importe où mais pas vraiment. Ce sont des pilotes très expérimentés en acro et ils savent ce qu'ils font. Ils jettent le secours fort et loin, au dessus de l'horizon. Le prob, c'est l'autorotation qui fait rattraper ton secours par la voile. On n'a pas ce prob en 360... Ni en delta winktongue

    5
    Dimanche 20 Mai à 16:25

    Bon j'ajoute la réflexion de notre Alaing national : Ce qu'il voit c'est que les pilotes jettent le secours dans la continuité du geste ,sans armer le bras. Effectivement il y a deux écoles, mais le cas de l'autorot ou le temps d'ouverture est crucial, il pense comme le dit Christophe Waller, qu'il faut armer et lancer le plus fort possible et le plus loin possible. Peut-être que ça aurait permis au secours de ne pas se prendre dans la voile... ,

     

      • Jeudi 7 Juin à 20:10

        Le prob en autorot centrifugé c'est de voir si c'est possible d'armer le bras... plus facile de laisser aller le pod dans le prolongement de l'extraction et du bras...

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